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Les difficultés des prédicateurs sont très variables

 - L'insuffisance de préparation du fond : le prédicateur, paraphrasant inutilement les textes ou parlant de tout et de rien, provoque une alternance de sommeil et d'émotion mais ne laisse aucun message précis.


- La timidité ou la peur des trous de mémoire le conduisent à la lecture de son texte d'une voix monocorde et sans un regard vers l'auditoire qui s'ennuie, s'endort ou s'exaspère.


- La trop grande facilité de parole conduit à dire trop de choses et trop rapidement, ou à faire des digressions inutiles,ce qui ne permet pas aux  auditeurs de suivre.


- L'absence de silences  ne laisse pas le temps aux auditeurs  de réfléchir et de s'approprier les messages.


- En l'absence d'objectif précis, même si  le prédicateur provoque l'émotion tant par la qualité de la méditation que par son expression orale, il ne laissera aucun message précis à la sortie.


- L'ignorance des capacités des auditeurs : le prédicateur, ne partant pas "du sol sur lequel leurs pieds sont plantés pour les conduire de leur quotidien à la révélation du royaume des cieux " [message des Evêques du Synode sur La Parole] reste à un niveau théorique déconnecté de leurs problèmes : la plupart n'écoutent pas.


- L'utilisation de mots complexes, chargés de sens pour les spécialistes mais peu compréhensibles par les autres : si on ne prend pas le temps de les expliquer, l'auditoire décroche.


-  L'absence de plan précis : les auditeurs n'arrivent pas à suivre.


- La prédication trop longue  : les uns s'endorment et la plupart s'énervent !


- L'ignorance des méthodes facilitant la mémorisation par les auditeurs : à la sortie, ces derniers ont tout oublié.


- L'absence de modèles d'application concrète à la fin : non conviés à un agir chrétien après la conclusion,  les paroissiens restent des consommateurs de religion et non des acteurs… Allez… la messe est finie jusqu'à la semaine prochaine…


- Et encore de temps en temps, les défauts de micro, d'articulation, de force vocale…. pourtant si faciles à corriger !


              Certes, certains auditeurs emporteront quelque chose... mais, pour les autres, que d'occasions perdues...

Tous ces défauts sont faciles à corriger !


•  Pour le fond, rien ne remplace le travail. Il faut donc programmer du temps et, comme le recommandent les papes, commencer tôt dans la semaine. Quelles que soient les obligations, l'annonce de la Bonne Nouvelle est le dernier commandement du Christ et fut le premier effet de la Pentecôte.... Les recettes sont à lire notamment dans Evangelii Gaudium.


•  Pour la forme, les exercices en ateliers devant des auditeurs bienveillants et la vidéo permettent de focaliser les efforts sur ce qui peut être amélioré. Quand le contenu de l'homelie est structuré, reste ensuite à programmer l'expression orale (en dernier). Certes, tout ne se passera peut-être pas exactement comme prévu mais moins on aura réfléchi à la communication et plus elle risquera d'être médiocre. A quoi sert une homélie dont on ne retient rien ou pas grand chose ? Les regards, les silences, les questions/silences, les expressions du visage, les variations vocales auront d'autant plus de chance d'aider la transmission du message qu'ils auront été préparés.

Je suis avec vous jusqu'à la fin du monde

 Soyez toujours prêts à justifier votre espérance (I Pi, 3,15)

La plus grande dificulté, OSER faire appel à SOH

Trois alibis dénoncés par le Pape Francois dans Evangelii Gaudium + 1 :

      - Le manque de temps : "Certains curés soutiennent souvent que cela n’est pas possible en raison de la multitude des tâches qu’ils doivent remplir ; cependant, j’ose demander que chaque semaine, un temps personnel et communautaire suffisamment prolongé soit consacré à cette tâche, même s’il faut donner moins de temps à d’autres engagements, même importants" (EG 145)

      - Tout provient du Saint Esprit : "La confiance en l’Esprit Saint qui agit dans la prédication n’est pas purement passive, mais active et créative. Elle implique de s’offrir comme instrument (cf. Rm 12, 1), avec toutes ses capacités, pour qu’elles puissent être utilisées par Dieu. Un prédicateur qui ne se prépare pas n’est pas “spirituel”, il est malhonnête et irresponsable envers les dons qu’il a reçus." (EG 145)

       - Seul compte le contenu de l'homélie : "Certains croient pouvoir être de bons prédicateurs parce qu’ils savent ce qu’ils doivent dire, mais ils négligent le comment, la manière concrète de développer une prédication. Ils se fâchent quand les autres ne les écoutent pas ou ne les apprécient pas, mais peut-être ne se sont-ils pas occupés de chercher la manière adéquate de présenter le message. Rappelons-nous que « l’importance évidente du contenu de l’évangélisation ne doit pas cacher l’importance des voies et des moyens ». La préoccupation pour les modalités de la prédication est, elle aussi, une attitude profondément spirituelle. (EG 156)

      - Je ne souhaite pas être confronté à d'autres : c'est pour vous que sont conçus les coachings individuels.

Les quatre vraies raisons : la sous estimation

     - des attentes des fidèles : "les réclamations à l’égard de ce grand ministère sont nombreuses, et nous ne pouvons pas faire la sourde oreille" (EG 135)

     - du rôle central des homélies. Pour beaucoup, personnes en recherches et blessés de l'Eglise, elles sont une de rares occasions d'entendre parler de Dieu et de l'Eglise. Captivantes, elles remplissent les églises ; qu'en est-il lorsqu'elles sont ennuyeuses ? Il n'y plus que 4% des catholiques à aller régulièrement à la messe...

     - de l'avantage et des conditions d'efficacité de la communication orale : sa supériorité sur l'écrit est de permettre "la transmission de coeur à coeur" mais son défaut est de ne pas laisser le temps aux auditeurs d'absorber les messages à la vitesse qui leur est propre. Or cette unique supériorité exige des conditions précises. En particulier elle disparait lorsqu'un prédicateur lit son texte.

     - de l'efficacité du travail en ateliers dédiés. Près d'un miller d'inscrits en ont fait l'expérience... Leurs paroissiens le leur ont dit...

Si vous avez d'autres raisons, d'autres craintes, des hésitations, écrivez-nous...