Qu'en retirent-ils ?

Témoignage d'un prêtre chevronné

            Professeur à l’Ecole cathédrale et vicaire en paroisse, j’exerce assez souvent mon ministère d’enseignant. Toutefois, l’exercice du cours n’est pas le même que celui de l’homélie. C’est pour cela que j’ai voulu suivre cette session, sachant que les paroissiens appréciaient mes homélies mais les trouvaient un peu « scolaires ».

            Je sors enthousiaste de ces quatre rencontres : j’en attendais beaucoup, j’ai reçu davantage. Déjà, je sais maintenant mieux me situer face à un auditoire venu pour un cours, ou venu pour la célébration de la Messe. Ensuite, j’ai énormément évolué (car les paroissiens me le disent et le sentent) dans ma manière de prêcher : c’est comme si j’avais appris à parler avec tout mon être, corps et personne.

            J’ai apprécié qu’on ne s’attarde pas sur le fond car cela nous aurait éloigné de l’essentiel de la session : comment faire passer une idée force, avec quelle structure, en combien de temps, avec quel ton, sous quelle forme ?

            Je dois même dire que je gagne en temps pour la préparation car finalement, en recherchant la question importante du texte, j’ai appris à trouver la pointe et à partir de là tout s’enchaîne : question, quelques points, reprise avec une bonne conclusion sans oublier l’enracinement dans la vie et la perspective d’une application concrète dans la vie des gens.

            Il est certain que recevoir des « critiques » n’est pas toujours agréable : mais on sent un esprit d’encouragement pour nous aider à améliorer ce que nous possédons déjà, notre désir de transmettre l’amour du Christ. De plus, personnellement, je reçois beaucoup plus facilement des remarques sur la forme de la part de laïcs, et compétents en l’occurrence, que si mes confrères me les faisaient. … J’ai autant appris en me faisant critiquer qu’en écoutant l’homélie des autres, leur richesse et leurs difficultés, en exerçant parfois moi-même mon sens critique. Très bon exercice pour soi-même : toujours tâcher de se remettre en cause, surtout pour cet exercice là.

            Je suis PERSUADE que ces sessions pourraient aider un grand nombre de prêtres car moi aussi je souffre en concélébrant, lorsque j’entends des homélies trop longues, sans objectif, trop touffues, sans conclusion ni accroche, avec beaucoup d’idées ou aucune, ennuyeuses et par le fait énervantes : si déjà moi j’ai du mal, ô combien plus les chrétiens qui sont là, plus ou moins convaincus !... 

Témoignage d'un prêtre récemment ordonné

            Je sors emballé d’une session sur « construire une homélie » animée par le diocèse de Paris. Ces 4 matinées (tous les 15 jours) ont été pour moi une occasion de voir mes erreurs et de progresser sur différents points essentiels. Il n’y a aucun jugement, c’est extrêmement fraternel...

            A quoi cela sert-il d’avoir fait 7 années de théologie et d’Ecriture si pendant 10 minutes hebdomadaires nos paroissiens passent à côté de ce que nous cherchons à dire ?  

Témoignage d'un prêtre africain

            Les SOH m'ont aidé à améliorer mes pratiques. Parce qu'avant dans mes homélies je n'annonçais pratiquement pas mon plan; je poursuivais plusieurs objectifs, je faisais souvent des fondu enchainés, et elles étaient plus longues.  Depuis que j'ai suivi ces sessions avec beaucoup d'intérêts il faut l'avouer, je ne fais plus…d'homélie sans tenir compte des outils ACCMA. Je poursuis maintenant un objectif précis, je  vois que mes homélies sont mieux  structurées et je tiens aussi compte de la communication et du temps. 

 

            En ce qui concerne l'auditoire, je peux dire que les fidèles suivent mes homélies avec plus d'attention, qu'ils comprennent et retiennent quelque chose. En voici quelques témoignages... A la sortie de la messe, certains paroissiens m'ont dit: " Votre homélie était très simple et j'ai bien compris ; merci mon père"… " Mon père vous avez fait une homélie très remarquable"… " Vous avez été bien inspiré par l'Esprit Saint".    A entendre ces témoignages je peux conclure que, grâce à SOH, mes auditeurs m'écoutent avec attention, comprennent bien ce que je dis, mémorisent également…


            J'ai apprécié la méthode suivie durant les sessions à savoir : Théorie-Pratique-Critique …  Ces critiques ne sont pas faites pour nous humilier mais nous aider à nous améliorer,  à mieux faire… Nous prêtres, nous devons faire preuve d'humilité…


            Pour l'honneur de l'Eglise, pour le respect de la transmission de la Parole de DIEU, je me ferai l'apôtre de SOH auprès de mes confrères non seulement ici en France mais aussi quand je retournerai définitivement dans mon pays.

Témoignage d'un supérieur de séminaire

            Les SOH les ont-t-ils aidés ? OUI (4/4) ! La méthode de travail, la grille ACCMA, le professionnalisme des formateurs, simples et bienveillants, mais incisifs quand il le fallait, l’ambiance, tout cela a contribué à faire aimer cette session. Ils disent unanimement avoir gagné une réelle confiance en eux, avoir acquis une méthode pour préparer et dispenser les homélies…


            Structuration. C’est là que réside surtout le bénéfice de la session. La « Méthode » facile à mettre en œuvre, qui aide à se détacher des papiers lus et à gagner en force de conviction. Dans la grille ACCMA, ils relèvent que tout le travail consiste surtout à honorer les « C » : convaincre le cœur et l’intelligence et que c’est en cela que réside le travail de fond. Ils disent aussi l’intérêt du « A » d’actualiser qui oblige à ne pas en rester à des choses trop théoriques. Les paroissiens leur ont fait remarquer leurs progrès (homélie plus vivantes, structurées, points faciles à mémoriser, point d’attention pour la semaine à venir).


            Communication. Ils notent ici que c’est surtout le fait de s’être dégagé de leur papier qui leur permet de mieux communiquer par le regard et les gestes, mais aussi l’utilisation des silences et des registres de la voix.   

Témoignage d'un diacre

            Depuis mon ordination, je sentais qu’une formation était nécessaire. Dans les années 90 un cours sur l’homélie avait été proposé aux diacres dans le cadre de la formation permanente. En fait il s’est agi d’un cours d’exégèse. Je suis donc ravi, même si cela n’est pas évident, de pouvoir me remettre en question sur la façon de préparer l’homélie, de mieux la structurer et surtout de la prononcer en la rendant plus vivante et plus percutante.

 

            Après trois rencontres, et compte tenu de ce qui a été dit, je suis devenu plus attentif aux homélies que j’ai entendues en paroisse et à la télévision et en mesure d’apprécier ou non la construction et de découvrir les points forts qu’il fallait retenir…

 

            Je suis convaincu que les SOH peuvent aider un bon nombre de prêtres, et diacres, même parmi les anciens, à reconsidérer leur façon de prêcher. En effet pratiquement jamais personne n’ose apporter une critique constructive ou un encouragement sur leur homélie.