SOHcatho - Pourquoi ?

Comme saint Paul, après l'échec d'Athènes, s'adapter aux attentes...

 

  ●  Les causes de déchristianisation en Occident sont nombreuses.  A coté des causes externes à l'Eglise (sociologiques, culturelles, médiatiques, etc), l'insuffisance de formation de beaucoup de catholiques joue un rôle majeur. 

Il est urgent de mieux les former

   -   à la compréhension de leur foi, 

   -   à la connaissance des différences avec celles des autres, 

  -  et au témoignage en tous milieux : réceptifs, indifférents, critiques, ou hostiles. 

  ● Les homélies dominicales sont, pour beaucoup, l’unique occasion d’approfondir leur foi et, pour certains, de la découvrir. En 2008, à la fin du Synode sur La Parole de Dieu dans la Vie et la Mission de l'Eglise, les Evêques ont insisté : « l’homélie, aujourd’hui encore, est pour de nombreux chrétiens le  moment capital de la rencontre avec la Parole de Dieu… Les mots de Jésus ne passaient jamais au dessus des têtes de ses interlocuteurs par l'usage d'un langage vague, abstrait et éthéré ; au contraire, il conquerrait son auditoire en partant précisément du sol... pour les conduire de leur quotidien à la revélation du royaume des cieux."  Dans le contexte actuel, l'homélie est à la fois Liturgie de la Parole avant la Liturgie Eucharistique et Formation du Peuple de Dieu.

 ● Or trop d’homélies n’atteignent pas cet objectif pour une question de forme. Beaucoup de prêtres ont des talents de communication remarquables; d’autres n’ont pas cette chance. Il ne suffit pas d'être un saint prêtre et bon théologien, ni même de connaitre les principes actuels de la communication orale pour bien communiquer. Les homélies trop longues et ennuyeuses, utilisant des mots obscurs ou trop éloignées des attentes des auditeurs peuvent avoir des conséquences négatives. D’autres développent tant d’idées et si rapidement que personne ne peut les suivre. Etc. Les obstacles à la communication sont nombreux. Dans l'enquête initiée par SOHcatho et publiée dans le Pèlerin en 2009, deux lecteurs sur trois ont estimé que les homélies qu'ils entendent habituellement ne peuvent toucher les chrétiens dont la foi est vacillante ou attirer des personnes en recherche et quatre sur cinq qu'elle ne peuvent séduire les jeunes ! 

 ● L’homélie a des contraintes spécifiques. Ni cours, ni séance de catéchisme, ni retraite, elle est un temps essentiel de la Messe. Le temps moyen de vigilance auditive étant limité à 8 minutes, les auditeurs doivent être accrochés dès les premières paroles : d’emblée, ils doivent ressentir que ce qui est dit n’est pas théorique, mais essentiel pour leurs vies personnelles ou en société. L’homélie doit convaincre l’intelligence et toucher le cœur. Le prédicateur doit utiliser des techniques pour que ses auditeurs mémorisent. A la fin, la foi ne se limitant pas à une opinion, l’homélie doit proposer des modèles d'agir chrétien pour la semaine suivant : prière, lectures, attitudes ou engagements.

 ● L’homélie s’adresse à des niveaux de formation chrétienne très divers. Sans parler des différences d’âges, de milieux sociologiques et de cultures, le prêtre a en face de lui quatre types d’auditeurs : des chrétiens de conviction (qui ont soif de progresser) ; des chrétiens de tradition culturelle (qui, nés ailleurs, seraient musulmans ou hindouistes et ont tout à apprendre) ; des chrétiens d’occasion venus à l’occasion d’une fête ou d’un événement (pour eux, l’homélie est une occasion exceptionnelle) et des personnes en recherche (ces brebis perdues pour lesquelles le Berger éprouve plus de joie en les retrouvant que pour les 99 autres). Parmi eux, beaucoup de jeunes... L’homélie doit n’en oublier aucun...

 ● L’homélie doit s’adapter aux hommes du temps présent : De tous temps, la communication orale s’est heurtée à deux murs, celui entre la pensée que l’orateur désire transmettre et les paroles prononcées et celui entre celles-ci et l’auditeur, chacun déformant le sens des mots en fonction de son vécu et de ses expériences. Or des exigences nouvelles ont surgi. La multitude de référentiels quotidiennement proposés  par les médias ayant tous des aspects séduisants, nos contemporains ne sont plus prêts à gober une foi toute faite : L'homélie doit les aider à comprendre et à choisir. La seconde difficulté tient au fait que notre société est habituée à débattre à propos de tout : l'homélie doit nourrir ces débats. Troisième difficulté, les jeunes sont habitués à la pédagogie active : là où jadis ils écoutaient des cours, ils sont plus souvent invités à les construire soit en consultant des ressources, soit à partir d'études de cas. Cette « pédagogie active » décuple leur intérêt, aboutit à une meilleure compréhension, favorise la mémorisation et génère les comportements. De plus, elle donne l’habitude de l'auto-formation continue, ce qui est aussi important pour la foi que pour la vie professionnelle. L’homélie, autrefois passive, doit désormais aider à se construire.

 ● Ces difficultés sont-elles insurmontables ? Non ! Faire « une homélie qui porte » s’apprend en s’exerçant. Aucun conseil écrit ou oral ne remplacera le travail en atelier devant des confrères, des auditeurs bienveillants et la vidéo.

                    A l'été 2015, cette formation avait été suivie par 345 prêtres, 171 diacres permanents, 78 séminaristes et 162 laïcs missionnés pour accompagner les funérailles. Notre expérience est que tous progressent, quels que soient leurs talents et leurs difficultés. 

 

Indifférents, laisserons-nous les progrès de la communication aux autres ?

       

        Parce que le besoin  est général, SOH crée périodiquement de nouvelles sections dans d'autres diocèses.


                   Pourquoi pas, demain, dans le votre? 


        Si vous êtes concerné par la façon dont la Parole de Dieu est annoncée, n'hésitez pas...


                            Rejoignez-nous !   

Des homélies qui donnent envie de revenir